Décès d’André GUIGNET

Décès d’André GUIGNET

Bonjour à tous.

J’ai le regret de vous annoncer le décès d’André Guignet survenu le 5 février 2024.. La cérémonie d’inhumation se tiendra le neuf février  2024 au funérarium puis au cimetière de sainte Marie d’Oloron à 14h30.

* * * * 

Né en août 1951, André avait rejoint les rangs des salariés d’Air France en août 1969.
Mécanicien sol, il a œuvré au CEP de 1985 à 1993.

En votre nom, je vais adresser nos condoléances à ses trois enfants.

Je vous adresse les cordiales salutations du bureau de l’AAPN.

Patrick Viau

Daurat, le rapport de 1934

Daurat, le rapport de 1934

Je vais vous raconter une histoire. Lors de mon séjour sur B 747, j’ai fait longtemps équipage avec un copilote avec qui j’avais sympathisé. C’était un expert de l’histoire de l’aviation, spécialement celle d’Air France et des compagnies constituantes réunies en 1933.

Un jour, il m’offrit un livre intitulé « le pilote oublié », écrit par Gaston Vedel, pilote passé entre autres activités aériennes par l’Aéropostale. Intéressant, ce livre. Je l’ai lu et oublié sur une étagère de ma bibliothèque. Une fois à la retraite, après avoir épuisé le rangement|et les travaux intérieurs en attente depuis…un certain temps, il m’a fallu m’occuper. J’ai donc relu ce livre. Contaminé par le virus, je me suis mis à m’intéresser à la littérature aéronautique consacrée aux débuts de l’aviation commerciale française. Sur des sites de vente par internet, je me suis alors procuré plusieurs ouvrages anciens, généralement en édition d’époque, certains parfois dédicacés.

Entre autres, figurait parmi ces ouvrages, « dans le vent des hélices » écrit par Didier Daurat. Passionnant.

En substance et pour cerner le contexte, il est envoyé en 1934 par la Direction d’Air France en voyage en Allemagne et aux USA afin d’y étudier l’état d’avancement de l’activité aéronautique de ces pays. C’était aussi et peut-être un moyen d’éloigner un encombrant personnage de fort caractère et à qui Air France ne souhaitait pas laisser la maîtrise de l’activité du transport du courrier vers l’Amérique du Sud. L’Allemagne lui fit bon accueil, reconnaissant ainsi la valeur d’un concurrent redoutable dans la desserte de ce sous-continent. En Allemagne, il constatera l’entière mobilisation du pays derrière son aviation, ceci à mettre en opposition avec le climat de dénigrement délétère régnant dans la France aéronautique de l’époque. Hormis ce constat de disproportion d’intérêt pour l’activité commerciale aéronautique, le récit qu’il en fait dans son livre ne mentionne aucun rapport adressé à la Direction d’Air France pour ce périple allemand.

Il n’en est pas de même pour le séjour aux USA. Cette mission fut sans conteste plus riche d’enseignements que celle en Allemagne. Il découvrit comment l’aviation marchande américaine fonctionnait, sur quelles bases et avec quels moyens industriels en relation avec le domaine de l’exploitation aérienne. Aux USA de l’époque, la navigation était axée sur le support de radiophares, affranchissant ainsi le pilote d’un intermédiaire au sol, en supposant bien entendu, le bon fonctionnement de ces radiophares. L’existence des radiophares n’impliquait pas pour autant l’inexistence des phares aéronautiques. Disons qu’ils étaient complémentaires. A contrario, dans les pays européens, la radiogoniométrie, héritage d’une pratique maritime, était en usage et prévalait en complément des phares aéronautiques.

La lecture du livre de Daurat m’avait laissé sur ma faim. Qu’y avait-il donc dans ce rapport ? A pareille époque j’étais en relation avec Mr Parenteau du musée Air France. Je lui posai la question de savoir si ce rapport existait dans les collections du musée. Réponse négative.

Dans l’année qui suivit, je pris la Présidence de l’AAPN. D’emblée le bureau fut confronté au déménagement des archives de l’Amicale entreposées au sous-sol dans les sheds d’Orly en compagnie des archives du musée Air France. Elles étaient composées d’une vingtaine de colis remplis par Bernard Pourchet avec les archives d’exploitation résultant de la cessation de l’activité du CEP. Par ailleurs, l’AAPN avait quatre armoires pleines de documents liés à son activité, complétés par des archives historiques propres à la Postale de Nuit.

Je fais bref : nos colis sont à CDG dans la « cathédrale », au sous-sol de la DO, avec les archives du musée. Le contenu des quatre armoires tient dans une armoire et demie et l’AAPN est logée chez AFI/ORY dans un local partagé avec l’association des retraités IT et celle regroupant les anciens officiers mécaniciens navigants. C’est à ce moment que je me suis mis à trier nos archives historiques, dénommées « archives Thibou », du nom d’un ancien CDB de la Postale.

 

Quelle ne fut pas ma surprise d’y trouver ce fameux rapport ! Pas celui transmis à la Direction d’Air France, assorti de nombreuses publicités liées aux entreprises visitées, rapport introuvable de nos jours, mais la copie d’époque, conservée par Daurat dans ses propres archives.

 

Avant de vous en souhaiter une bonne lecture, parlons un peu de Daurat, l’homme ou  l’auteur, à votre libre choix.

En termes d’exploitation aérienne, le Daurat de 1935 et de la création d’Air Bleu n’a plus rien à voir avec le Daurat de 1920, même si celui de 1935 était toujours le même que celui de 1920. Question caractère et rapports humains, il était resté intransigeant, cassant, dur avec tous, que ce soient le personnel au sol ou les navigants. Seul comptait le fait que la Ligne devait passer. C’était le digne émule et factotum du Latécoère d’avant le rachat des Lignes du même nom.

Rappelons que le Daurat/Directeur du début des années vingt faisait enlever les boussoles des Breguet XIV pourtant livrés avec cet équipement. Il voulait que ses pilotes restent en vue du sol et des repères balisant la route. C’est au niveau de l’instrumentation des cockpits qu’il va profondément évoluer. Au sein d’Air Bleu dont il est un des instigateurs, il fera équiper les Caudron Simoun d’une planche instrumentale dont la disposition est directement inspirée par celles des avions américains. Nous aborderons ce sujet dans un prochain article consacré au Caudron Simoun.

Concernant le Daurat/auteur, nous pourrions lui consacrer un article qui pourrait être intitulé « Daurat et le droit d’inventaire », si on veut bien mettre en comparaison les propos tenus dans son livre avec la réalité du contexte aéronautique français de pareille époque.

 

N’anticipons pas à propos de ces potentiels articles restant à écrire.

Bonne lecture du rapport de 1934.

Patrick Viau.

le PDF du Rapport

 

 

Décès de Jean-Jacques PIANELLI

Décès de Jean-Jacques PIANELLI

 

 Décès de Jean-Jacques PIANELLI.

Jean-Jacques PIANELLI

 J’ai le regret de vous annoncer le décès de Jean-Jacques PIANELLI, commandant de bord retraité, survenu en tout début de cette année 2024 à l’âge de 81 ans.

Formé au sein de l’Aéronavale en 1962, il intègre AIR FRANCE en 1968 en tant que copilote Caravelle.  Il passe ensuite sur Boeing 707 et Boeing 747.

Il est lâché commandant de bord en 1982 sur Fokker 27. Quelques années plus tard il sera qualifié sur Transall. Des ennuis de santé l’amèneront à interrompre sa carrière aéronautique dans les années 1990.

Dans ma période copilote à la Postale, j’ai été amené à voler de nombreuses fois  avec lui. Je garde le souvenir d’un commandant urbain, pondéré, toujours souriant, à l’écoute des membres de ses équipages et faisant preuve à leur égard du plus grand respect.

Il partageait son temps entre la région parisienne et la Corse.

Il venait très souvent  aux repas de la Postale, accompagné de son épouse.

En votre nom j’adresserai à sa famille l’expression de nos sincères condoléances.

Pour le bureau, Patrick Viau.

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Décès de Philippe de la PORTE

Décès de Philippe de la PORTE

Philippe en 2012

14 décembre 2023 – Décès de Philippe de la PORTE

Philippe de la PORTE, en union avec Edith de la PORTE (†), née Avril, son
épouse,
Dominique et Sabine Béranger, Béatrix de la Porte, David et Anne-Elisabeth Decaris, ses filles et gendres, Benoît et Sybil, Marie et Alix, Marine et Thomas, ses petits-enfants, ses sœurs et son beau-frère
ont la tristesse de vous faire part du décès de Philippe de la PORTE survenu le 14 décembre 2023, dans sa 92 ème année.

La cérémonie religieuse sera célébrée le vendredi 22 décembre, à 11 heures, en l’église Saint-Germain du Chesnay (Yvelines), 27, rue Jean-Louis-Forain.

L’inhumation aura lieu ultérieurement au cimetière de Piriac-sur-Mer (Loire- Atlantique)

Décès d’André TAVERNE

Décès d’André TAVERNE

André TAVERNE est Décédé le 5 septembre 2023 (88 ans)

André TAVERNE

La lecture de l’annexe « FAIRE-PART » du bilan annuel de la CRPNAC n’est jamais réjouissante. J’y découvre chaque année de l’ordre d’une vingtaine de navigants que j’ai fréquentés à des titres divers. Parmi ceux-ci je vous signale la disparition d’André TAVERNE que j’ai bien connu à la POSTALE.

André TAVERNE est né en 1935. Il commence sa carrière aéronautique dans l’Armée de l’Air sur hélicoptère H34. Il passe dans le civil en 1962 pour une fonction d’instructeur avion dans les aéroclubs de Villefranche sur Saône, puis de Saint Etienne.

De mai 1965 à mai 1966, il est instructeur au SFA, au centre de Challes les Eaux.

Il est recruté en 1966 par Air France et lâché OPL Caravelle en avril 1967, Caravelle qu’il quittera pour le Boeing 727 en 1969.

Il passe CDB sur Caravelle en 1974.

En 1979 il intègre la communauté des « hiboux » dans la fonction de CDB F27.

En 1983 il est qualifié Transall qu’il quittera en 1989 pour passer CDB Boeing 747, jusqu’à son départ à la retraite en juin 1995.

J’ai le souvenir d’un CDB discret et solitaire. Un « taiseux » !

Néanmoins il était d’un contact agréable.

Qu’il repose en paix au paradis des aviateurs.

Patrick Viau

Décès de Bertrand KNEPPERT

Décès de Bertrand KNEPPERT

DECES DE BERTRAND KNEPPERT

+ 16 août 2023 +

 
Son épouse, Françoise, ancienne hôtesse de l’air d’Air France et adhérente depuis 2018 à l’AAPN, nous a fait part du décès de son mari survenu en 2023. Elle avait fait adhérer son mari, Bertrand, à notre Amicale.
 
Bertrand faisait partie d’une lignée de nomades ! Celle-ci a commencé avec son père qui fut pilote d ‘essai. Quant à lui, son nomadisme s’exerça sur les mers. Sous les mers serait plus exact. Officier commando marine de notre Aéronavale, il a notamment navigué à bord de plusieurs sous-marins de notre Marine Nationale  dont un sous-marin nucléaire. Ultérieurement, il rejoindra le bataillon de Joinville où il s’occupera du recrutement de sportifs de haut niveau, jusqu’à la disparition de la conscription au sein de nos armées.
Il avait trouvé à l’AAPN un milieu qui correspondait à ses valeurs morales et se sentait bien au sein de nos agapes. Il accompagnait très souvent  son épouse lors de nos traditionnels repas de la Postale.

Son épouse m’a fait parvenir une photo de leur couple afin que vous puissiez vous le remémorer.

Luttant contre la maladie depuis plusieurs années, il était entouré de l’affection attentive de Françoise et de leurs trois filles. Il a fini par y succomber, conservant jusqu’au bout, sourire et joie de vivre.
 

           Qu’il repose en paix au paradis des nomades.

Décès de Madame Marie-Anne LIBERT

Décès de Madame Marie-Anne LIBERT

DECES DE MARIE-ANNE LIBERT

     +14 JUILLET 2023+

 
La nièce de Marie-Anne LIBERT nous a fait part du décès de sa tante qui a rejoint son époux, Georges LIBERT, ancien chef pilote d’AIR BLEU. Elle était âgée de 96 ans et a participé à de nombreux repas de notre Amicale.
 
Epouse de Monsieur Georges LIBERT pionnier d’ Air bleu et de la Postale de Nuit
 
La voici en compagnie d’Henri EISENBEIS (+) et de Bernard VIOLETTE (+).C’est en fouillant dans ses archives photos, que Michel DUBOC, a fait cette découverte qu’il nous fait partager.
 
“Mais, que pouvaient-ils donc bien lui raconter pour la faire rire ainsi aux éclats ?”
On ne peut parler de Marie-Anne LIBERT sans évoquer Georges LIBERT. Nul n’était mieux qualifié que Bernard VIOLETTE pour illustrer le passé de ce chef pilote.
Ici, in extenso, le texte manuscrit écrit par Bernard à ce propos.

Avions de la postale de nuit

Avions de la postale de nuit

Quelques photos des avions utilisés à la Postale de Nuit de 1946 à 2000.

Depuis le Junker 52 au B737 en passant par les DC3, DC4, Fokker 27, et Transall C160, B727, A300

Décès de Michel RICOTIER

Décès de Michel RICOTIER

Michel-Ricotier

Décès de Michel Ricotier

28 janvier 2023

 Après le décès l’an dernier de deux copains de la Postale, Christian Drouïn et Paul Mallet, je viens d’en apprendre un nouveau : celui de Michel Ricotier, Commandant de Bord à la Postale puis sur Boeing 747. Il était parti à la retraite en 2007.

C’est une mort injuste, imméritée ; renversé par un bus et mort sur le coup en traversant une rue de Chinon.

Pour son épouse, ses enfants, sa famille, ses amis du Chinonais, les membres de l’Aéroclub de Loudun et vous les Hiboux, je vais l’évoquer à ma manière.

Je le connais depuis 1986, tant à la Postale, à Air France, qu’à l’extérieur de la compagnie.

Chinonais de naissance, revenu au pays après quelques années passées en région parisienne, c’était un amoureux de ce coin de Touraine. Joyeux drille, festif, c’était aussi un aviateur compétent, d’un commerce agréable au sein d’un cockpit et d’un équipage.

Par un hasard de programmation de vol et vieux copilote que je devenais à la Postale, j’ai fait avec Joël Chevalier la première rotation de ce jeune Commandant de Bord. Passés par la Corse, nous finissions notre pérégrination à Pau. Ayant au cours de cette rotation découvert notre proximité géographique de résidence, nous en étions venus, bien entendu, à comparer les vertus des vins d’Anjou et de ceux du Chinonais. A ma question de savoir s’il connaissait les vins de Madiran et de Jurançon et à sa réponse négative, je lui rétorquais qu’à l’arrivée il allait faire la connaissance d’une figure locale intéressante, Monsieur Cariorbe, chef d’escale de la Postale à Pau, accent rocailleux du sud-ouest, personnage haut en couleur, comme la majorité des chefs d’escale de la dite Postale.

On pose donc le Fokker. Je descend le premier, salue Moïse, l’assistant qui vient de reculer la R21 au ras de l’échelle, y jette ma valise et ma sacoche de vol et me précipite vers le bureau où je trouve le petit père Cariorbe (c’est familier d’en parler ainsi mais je l’aimais bien. Qu’il me pardonne !).

«  Salut ! Le vol s’est bien passé et on t’apporte un avion en bon état. Je suis avec un nouveau CDB. Sympa, mais il a un gros défaut… Il ne sait pas ce qu’est le vin de Madiran ! ». « On va y remédier ! », me répond-il.

Précisons, ce que vous savez tous, que les vols postaux s’effectuaient de nuit et qu’à tout travail de nuit est lié un casse-croûte de nuit. C’est le code du travail français ! Casse-croûte assorti d’une bouteille de vin. C’est la France ! Bien entendu, bouteille consommée après le dernier tronçon de vol de la nuit. D’une manière générale, le vin était embarqué à l’escale qui fournissait le casse-croûte, celle de Lyon en général. Sauf une exception, vous l’avez deviné, à Pau où on ne pouvait boire QUE du Madiran.

Et, mon petit père Cariorbe de me préciser : « C’est mon anniversaire. J’ai mis une bouteille de Champagne au frais ». Moi, de lui répondre : « Lui aussi en a une pour arroser son lâcher ! ».

Chaque chef d’escale avait sa propre manière de concevoir la visite de contrôle de l’avion. Prolixe, intéressant de par son passé et sa manière de l’évoquer, convivial, Monsieur Cariorbe avait pour habitude de tenir compagnie à l’équipage le temps que ce dernier ingurgite le casse-croûte. Donc il resta avec nous, investi d’une mission importante : expliquer et faire découvrir les subtilités du Madiran à ce béotien débarquant en pays palois.

Il y a deux moments importants dans la carrière d’un pilote : son embauche dans une compagnie digne de ce nom et le lâcher Commandant de Bord. Dans ce bureau de l’escale de Pau, ce fut long, très long, mais joyeux, à la hauteur de la digne célébration d’un lâcher CDB. J‘y découvris que Michel n’était pas un homme pressé ! Avion posé vers trois heures du matin, arrivée au « Conti » vers sept heures (du même matin, je tiens à le préciser), nous prîmes le temps de lui montrer le château et les façades de deux ou trois restaurants du centre ville, d’un intérêt indéniable… (le Berry, notamment). Les Africains disent : « Vous les blancs, vous avez la montre. Nous, les Africains, nous avons le temps ! » Peut-être bien que Michel était un peu africain…

J’en profite pour dire un mot sur l’hôtel Continental, « le Conti » pour les Hiboux. Situé en face de la grande poste, c’était un hôtel à l’ancienne, pas du tout dans les normes d’Air France pour ses équipages, mais totalement adapté à ceux de la Postale : chambres calmes, isolées, service adapté à nos contraintes. L’hôtel a disparu, converti en bureaux. Triste destin !

J’ai revolé plusieurs fois avec Michel à la Postale, toujours avec plaisir. Puis il est parti CDB sur B747. Je l’y ai retrouvé quand, à mon tour, je suis passé CDB sur cet avion. Le long-courrier et le hasard avaient cet avantage de vous faire rencontrer des copains, notamment dans les escales plus ou moins exotiques du réseau cargo exploité en B 747. J’y ai croisé souvent Michel. Nous avions alors le temps de parler de notre séjour à la Postale… et de l’escale de Pau !

Stagiaire « A 9 », il est de la dernière promotion à avoir suivi le cursus théorique du brevet de pilote de ligne à Orly, dans les bâtiments préfabriqués d’après guerre. Intégré chez Air France, il fut qualifié copilote sur Caravelle, Boeing 707 puis Boeing 747, avant de passer CDB à la Postale.

Parti à la retraite, il a suivi un stage instructeur avion léger et est devenu chef pilote à l’Aéroclub de Loudun. Sérieux, intransigeant avec la sécurité, compétent et apprécié, il y a formé de nombreux pilotes dont certains sont aujourd’hui dans le transport aérien. J’ai moi-même suivi sous sa férule un recyclage en aviation légère. Ayant quitté Air France avec 18 000 heurs de vol, il en avait plus de 2 000 à son actif à Loudun.

Michel, ton sourire gouailleur et gourmand commence à me manquer, comme tu vas manquer à ta famille, à tes amis vignerons et à l’aéroclub.

J’adresse à ses proches les condoléances de l’Amicale des Anciens de la Postale de Nuit dont il était membre.

Repose en paix, Michel.

Patrick Viau, Président de l’AAPN.

Décès d’Emmanuel D’HERBES

Décès d’Emmanuel D’HERBES

D'ERBES-Emmanuel

Décès d’Emmanuel d’Herbès

12 / 11 /2022

Par un courriel envoyé le 10 février 2023 par l’un de ses fils, nous avons appris le décès d’Emmanuel d’Herbès survenu le 12 novembre dernier.
Le bureau a le regret de ne vous l’apprendre que maintenant.

En 1974, il avait été le fondateur  de l’AAPN.

Né en 1932, il prit sa retraite en tant que commandant de Bord B747-200.

Chevalier de la Légion d’Honneur, chevalier de l’Ordre du Mérite, Croix de la Valeur Militaire, il avait participé à la guerre d’Algérie.

J’ai eu plusieurs fois l’occasion d’être son copilote sur B 747. D’une urbanité extrême, très vieille France, il pouvait aussi se mettre très en colère, pour un rien, vraiment un rien…

Lors d’un retour d’Asie, étape cargo entre Bangkok et Abou Dabi, nous volons par grand beau temps. Quasiment pas de trafic. Température de 45° au sol prévue à l’arrivée. Nous passons en vent arrière. L’avion est à pleine charge. Je pose l’avion et le laisse rouler pour ne pas échauffer les freins et dégage presque en bout de piste.

Sur le taxiway, je me prends une rafale. « Est-ce que tu te rends compte qu’à New York, tu aurais fait remettre les gaz à au moins cinq avions ? », me dit-il, rouge de colère.

Interloqué, je lui réponds : « Est-ce que tu as bien compris qu’on n’est pas à New York et qu’on était tout seul dans le tour de piste ? ». Sa colère retombe instantanément.

C’était ça, Emmanuel. Je pourrais en raconter d’autres… Et bien d’autres pilotes certainement aussi ! On lui pardonnait, car malgré tout, le fond était bon.

Espérons juste qu’il n’a pas engueulé Saint Pierre à son arrivée au paradis !

Qu’il y repose en paix.

Patrick Viau.

Décès de Christian DROUIN

Décès de Christian DROUIN

Décès de Christian DROUIN survenu le 3 juin 2022

« Christian Drouin, marin et aviateur a largué ses amarres pour s’envoler vers les nuages qui l’ont toujours fait rêver en lui parlant de Voyages. Nadine, son épouse, était à ses côtés quand il a quitté le mouillage ».

C’est ainsi que Christian a rédigé sa propre épitaphe, en collaboration avec Nadine, son épouse. Il a aussi laissé un témoignage auditif pre mortem que je n’avais pu écouter sans ressentir une grande émotion.

Il était modeste, aussi vais-je me permettre de compléter ces propos  par quelques mots personnels.

Breveté capitaine au long cours, il s’était reconverti en Navigateur Aérien  sur Boeing 707. L’arrivée des centrales à inertie sur ce même avion le contraignit à une nouvelle reconversion. Il devint Officier Mécanicien Navigant.

Retraité, ce malouin s’était alors fait une tête de corsaire du 18ième siècle, couette enrubannée sur la nuque. S’il avait vécu en ce siècle, je l’aurais bien vu courir sus aux Anglais, hache d’abordage d’une main, sabre de l’autre, tel le chevalier de Hadoque dans le Secret de la Licorne. La Bande Dessinée était une passion que nous avions en commun. Il était bien difficile de le coller sur ce sujet !

Marin et aviateur, c’était aussi un fin lettré, tel que j’en ai rencontré parfois dans les cockpits d’Air France.

Hypermnésique, il savait tout et savait en parler avec talent.

Combien de fois ai-je reçu un livre en lien avec une discussion passionnée que nous avions eue lors d’un vol de nuit à la Postale ? Je ne saurais le dire…

Polémiste, il était de surcroît, doté d’un humour corrosif et décapant. Toute discussion se terminait infailliblement par un éclat de rire sarcastique. Le sarcasme, il le pratiquait à plaisir, même à son encontre. C’était une deuxième nature chez lui.

Son décès m’a remis en mémoire des propos anciens échangés sur la mort qu’il traitait avec dédain et détachement…

Mon vieux Christian, repose en paix. Tu me manques, comme tu manqueras à tous ceux qui t’ont connu.

Nadine, je t’assure du soutien et de l’amitié de la famille des Hiboux, et vous, ses marins de petits-fils, je vous adresse un salut amical. Il était très fier de vous avoir vus devenir marins !

Pour l’Amicale des Anciens de la Postale de Nuit,

Patrick Viau.