AAPN 2024 - le site des anciens de la postale de nuit

Meilleurs vœux 2025

 

Mesdames et Messieurs les adhérents de l’Amicale des Anciens de la Postale de Nuit.

Chers amis.

Au nom des membres du Bureau, je vous adresse nos meilleurs vœux pour cette année 2025 qui pointe le nez, inexorablement… Qu’elle vous apporte santé, prospérité et longévité.

Au courant de l’été dernier, nous avons perdu Jean PHILIPPE parti rejoindre le cercle très restreint des aviateurs centenaires. Ce ne fut pas, hélas, le seul à nous avoir quittés…
Citons également : JJ.PIANELLI, A.GUIGNET, J.CASTINEL R.MACHAVOINE, JL TRAVADEL, H.MICHAUT, B.PAUZIE.

Le dernier Conseil d’Administration ayant été reporté (grève SNCF, mauvais temps, disponibilité des uns et des autres…) je n’ai pas pu consulter ses membres quant à la nomination au titre de Présidents d’Honneur de Messieurs Claude KOENIG, Michel VALLENET et Pierre IBRARD.
Qu’ils soient remerciés pour toutes ces années passées à animer notre Amicale, ses manifestations, autant que ses repas.

Je souhaite également nommer Membres d’Honneur Monsieur Jean Claude THIBOU pour ses indéniables qualités « d’accumulateur » de documents en lien avec notre Amicale et Monsieur Michel DUBOC pour son travail fourni durant de nombreuses années et aujourd’hui encore, au titre de Secrétaire Général de l’AAPN (Secrétaire Perpétuel, cela va de soi !).
J’ai cependant profité du repas du 23 novembre pour « consulter » très largement les présents sur ces deux sujets. Les nominations seront entérinées lors du prochain Conseil.

Le repas a, semble-t-il, satisfait l’ensemble des participants, tant au niveau des mets que des vins. Seul point noir, l’exiguïté de la salle qui nous a imposé de prendre l’apéritif à table (Champagne offert par l’Amicale).
Plusieurs adhérents absents m’avaient chargé de transmettre leurs amitiés aux présents. Ce fut fait. En retour les présents me chargèrent de saluer les absents. Ce que je fais présentement.

IMPORTANT : Cette année 2024 a vu se mettre en place un site officiel dédié à notre Amicale grâce à l’assistance d’Alain MEROUR et de son épouse.

Le site est encore imparfait mais susceptible à la fois d’amélioration et d’innovation.

Son utilisation va changer au premier janvier prochain. Une partie des rubriques va devenir privative. Ce sont la rubrique nécrologique intitulée « au-delà des nuages », une rubrique « articles » que vous êtes à même d’alimenter et une rubrique « photos souvenirs ».

Que faudra-t-il faire pour accéder à ces rubriques ?

Commencer par PAYER VOTRE COTISATION en privilégiant le virement bancaire.

Ensuite contacter Alain MEROUR (alain.merour@gmail.com). Il répondra à votre message par la communication d’un code d’accès qui vous déverrouillera les rubriques privatives.

Il ne vous restera plus qu’à naviguer.

N’hésitez pas à cliquer sur les photos. Vous aurez ainsi un agrandissement et une légende.

Voilà, c’est tout ! Joyeux Noël et bonne année à tous.

 

     Patrick VIAU

Repas AAPN d’automne 2024

Le repas d’automne 2024 de l’AAPN s’est tenu cette année Chez Françoise au 10 rue Amélie dans le 7 -ème arrondissement de Paris. Ambiance feutrée et chaleureuse, repas et service très agréable 

Décès de Bernard RACAUD

Décès de Bernard RACAUD le 29 octobre 2024 

Bernard, je l’ai bien connu durant mes années passées à la Postale. C’était la nonchalance même. Mais pas n’importe quelle nonchalance… LA nonchalance élégante, dans l’attitude,  le maintien, le sourire, le ton, le phrasé, l’humour.

Jamais un mot plus haut que l’autre, son éternel sourire au coin des lèvres !

Né en 1941, il intègre Air France fin 1968 comme copilote sur Caravelle, avion qu’il quittera en 1976 pour l’A300.

Fin 1985, il décide de venir à la Postale comme copilote sur F27, avion sur lequel il sera lâché CDB quelques années plus tard. En février 2000, toujours à la Postale, il part à la retraite pour la région de Pau où il séjournait depuis de nombreuses années.

On ne s’était jamais revus, mais quand il m’arrivait de penser à lui ou de l’évoquer avec un « hibou », c’était toujours avec une pensée positive, ou dans des termes bienveillants.

Adieu Bernard. Peut-être qu’on se recroisera dans un hypothétique au-delà !

Patrick Viau

 

 

Actualités de novembre 2024

le 22 novembre 2024: 

  • Livraison champagne (devant usine TECALEMIT en face entrée AIR FRANCE Industrie)
  • Déjeuner au Cockpit suivi du CA à Athis Mons  (les adhérents sont invités à se joindre aux membres du Conseil, s’ils souhaitent participer au repas ou au Conseil, ou les deux…)
  • Conseil d’Administration AAPN

Le 23 novembre 2024:

  • Repas d’automne de la Postale, restaurant “la Démocratie“, 34 bd Raspail 7 eme

Décès de Robert SUAUDEAU

.Le 19 septembre 2024, décès de Robert SUAUDEAU

Né en 1927, Robert tendait vers le Graal du Cercle très restreint de nos centenaires de la Postale. Le destin en a décidé autrement.

Radionavigant de 1948 à 1955, il devient copilote en cette même année. Il va exercer successivement sur DC3, DC4, L749, L1049 et Caravelle.
En 1966 il est nommé CDB à la Postale où il volera sur DC3 et DC4, ceci jusqu’à mi-juin 1969.

Il sera ensuite CDB sur Caravelle, B727 et A300/310, secteur d’où il partira à la retraite en 1987 avec plus de 25 000 heurs de vol.

Paix à toi, Robert, au paradis des aviateurs.

Décès de Jacques MARRONCLE

 

Monsieur Jacques MARRONCLE est décédé le 18 septembre 2024 à 97 ans à Draveil,

Son parcours à Air France

  • ORAN  Préparation des vols et chargement (TRAFIC) de 1948  à 1963
  • ORLY   Commercial préparation des vols et chargement de 1963 à  1968
  • ORLY   Cadre service exploitation CEP de 1968 – 1986

 

Peintre à ses heures, la postale lui doit l’emblème du Hibou ainsi que la couverture de l’ECHO du HIBOU

Décès de Claude ANGLERAUX

Décès de Claude ANGLERAUX le 30 juillet 2024 à Château-Thierry à l’âge de 78 ans

il y a quelques mois, suite à une chute dans l’escalier de chez lui, il avait été victime d’un traumatisme crânien. Hospitalisé, il avait été placé en coma artificiel jusque mi-juin. Il n’a jamais récupéré.

Claude ANGLERAUX, était de la promotion ENAC-A8, il est entré à air France dans les années 70, il était retraité depuis 2006
Bon vivant, bien connu dans le milieux de l’aviation légère c’était un fana de la mécanique aéronautique jusqu’à faire du hangar de l’aérodrome de Château-Thierry sa résidence principale.

 

Décès de Jean PHILIPPE

Décès de Jean PHILIPPE survenu le 28 juillet 2024.

 

L’an dernier le bureau était tout content de vous annoncer la présence parmi les adhérents de l’AAPN d’un centenaire avec qui nous avions réussi à prendre contact. Il s’agissait de Jean PHILIPPE, ancien commandant de bord né le 30 octobre 1923.

Quelques jours avant son anniversaire, j’ai profité d’un déplacement en Bretagne pour lui apporter une médaille de notre Amicale, gravée à son nom et accompagnée d’une maquette de DC3, avion sur lequel il fut CDB à la Postale. J’ai découvert quelqu’un d’une mémoire vive et bien préservée, et, ce qui ne gâtait rien, « bon pied, bon œil ».

Nous avions alors évoqué sa carrière autour d’un verre.

D’abord pilote militaire formé en Grande Bretagne il intégra Air France en 1951.

DC4 puis Constellation, il fut désigné d’office en 1956 copilote parmi l’équipe de la compagnie  en charge de l’évaluation de la Caravelle (rappelons que cet avion ne rejoignit la flotte de la compagnie qu’en 1959, quasiment simultanément avec le Boeing 707). Il enchaînera avec un séjour sur Breguet Deux Ponts avant de revenir sur Caravelle. Séjour postal ensuite, puis B 727, B 707, pour finir sa carrière sur B 747.

Plus de 21000 heures de vol à son actif. Beau palmarès et belle carrière…

A l’issue de notre rencontre, nous avions convenu de nous revoir au printemps 2024. Cela ne s’est pas fait et constitue un grand regret pour ma part.

Jean a rejoint le paradis des pilotes centenaires.  Qu’il y repose en paix.

Patrick Viau

Décès de Hubert MICHAUT

Décès de Hubert MICHAUT

Survenu le 21 Juillet 2024

Hubert MICHAUT

Hubert MICHAUT

“Nous avons le regret de vous informer du décès d’Hubert Michaut survenu le 21 juillet dernier, suite à un AVC.

Passé par Vilgenis  il avait intégré la DM en 1961 et avait passé le concours pour devenir OMN en 1965.

Sa première affectation fut la Postale, puis successivement le B707, le B747 et pour finir, le Concorde qu’il quittera en 1998.

“Le bureau adressera à sa famille les condoléances de notre Amicale”.

Décès de Bernard PAUZIE

 

Décès de Bernard PAUZIE

Michel DUBOC a découvert dans PRESENCE, la revue de l’ARAF le décès de Bernard PAUZIE, ancien Officier Mécanicien Navigant survenu le samedi 13 juillet 2024 à l’âge de 94 ans.
Outre sa date de naissance (11 décembre 1929) sa fiche d’adhérent de l’AAPN ne nous apprend rien, hormis sa fonction d’OMN.

Il m’a fallu aller sur internet pour trouver de plus amples renseignements, ainsi que sa photo.

Il a été à l’origine de l’association « Maison Rouge » qui géra un musée aéronautique implanté sur l’aérodrome de Condé-Vraux situé entre Reims et Châlons en Champagne. Ce musée fut consacré plus particulièrement à la période 1939-1945 et à l’histoire de ce terrain militaire. Il aurait fermé ses portes le 29 septembre dernier.

Le nom de famille de Bernard n’est pas inconnu des férus de notre histoire aéronautique nationale puisqu’il était le fils de Lucien PAUZIE, l’un des anciens radionavigants d’AIR BLEU, dont les quatre premières lignes furent inaugurées le 10 juillet 1935.

  • Paris-Tours-Poitiers-Angoulême-Bordeaux et retour,
  • Paris-Rouen-Le Havre et retour,
  • Paris-Arras-Lille et retour,
  • Paris-Nancy-Strasbourg et retour.

Avec le pilote DELAGE, Lucien était du vol Paris-Arras-Lille.

Bernard, tu as rejoint ton père au paradis des aviateurs. Repose-s’y en paix.

Patrick Viau.

Décès de Raymond MACHAVOINE

 

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Décès de Raymond MACHAVOINE, survenu le 31 mai 2024

Né en 1931, il va partir en 1950 aux USA, sur la base de Norfolk, pour un cursus de pilote de chasse. Complément de formation sur chasseur à réaction au sein de notre Armée de l’Air renaissante qu’il quittera en 1955 pour intégrer AIR FRANCE.

En 1956 il est copilote sur Vickers Viscount. Il enchaîne par des qualifications sur Constellation  (L 749) et Super-Constellation (L 1049 G).

Fin 1961, il est nommé CDB à la Postale sur DC 3 puis sur DC 4 en 1962.

Ensuite, il sera successivement CDB sur Caravelle, B 707, B747 et enfin CDB sur Concorde qu’il quittera en 1991 y ayant assumé la fonction de chef pilote.

Belle carrière, n’est-ce pas ?

Au dire de ceux qui l’ont fréquenté au long de cette carrière, il fut autant apprécié dans sa fonction d’instructeur que dans celle de chef de division.

Que dire de plus, si ce n’est qu’il a un fils CDB B777.

Contact pris avec ce fils, ce dernier m’a annoncé sa décision d’adhérer à l’AAPN ! Belle continuité qui, je n’en doute pas, Raymond, t’aurait fait plaisir, toi que je regrette de ne pas avoir connu.

Raymond, repose en paix au paradis des aviateurs où tu ne vas retrouver que des amis, j’en suis certain…

 

Raymond Machavoine – APCOS

Décès de Jean-Louis TRAVADEL

Décès de Jean-Louis TRAVADEL  

 le mercredi 24 avril 2024

” J’ai appris le décès de Jean Louis Travadel survenu le 24 avril dernier à l’âge de 89 ans. 
Lâché CDB à la postale, il était ensuite passé sur A300 qu’il quittera, suite à des ennuis de santé.

Il fut un temps adhérent à l’AAPN. J’ai le souvenir de l’avoir croisé à une dégustation  et à un repas au château Haut Marbuzet. Affable et discret, il n’en était  pas moins et pour autant un joyeux convive, très au fait des vins de Bordeaux. Patrick Viau.”

Décès de James MILLET

 

Décès de James MILLET survenu le 4 avril 2024

Dans l’année de ses 80 ans

Il est né le 15/12/1943 à Selles sur Cher  et décédé le 04/4/2024 à Créteil

Lors de sa réponse aux vœux du Bureau, Michel, son frère, adhérent de notre Amicale, nous a demandé si nous avions été avisés du décès de son frère, James, ancien Officier Mécanicien Navigant de la Postale.
En l’occurrence, non.

Il est de bon ton dans une association de ne pas faire étal de ses convictions politiques afin de ne heurter personne. Aujourd’hui, je vais y faire exception. Je pense que vous me le pardonnerez au vu de ce que vous allez lire. Plantons le décor.

J’ai passé ma jeunesse dans un milieu originaire de l’ouest de la France rurale, milieu imprégné de catholicisme pratiquant, avec tout ce qui va avec. C’est vous dire ! Parmi mes ancêtres, j’ai moi-même répertorié trois aïeux morts pendant les guerres de Vendée, tués par les colonnes infernales des armées républicaines…

J’en viens à ma rencontre avec James. J’ai fait sa connaissance en suivant le cours dispensé par lui sur le fonctionnement de l’hélice à pas variable du Fokker 27.

Limpide, à l’écouter ! D’une simplicité biblique (excuse-moi, James, pour cette référence religieuse). On en serait presque arrivé à se demander pourquoi le pas variable n’avait pas été inventé plus tôt ! Ultérieurement et à plusieurs reprises, j’ai eu l’occasion de constater à nouveau ses talents de professeur et d’instructeur.

Durant ma première année à la Postale (1985) je suis amené à voler avec lui. Bien après le décollage et bien avant la phase d’atterrissage, moment de détente au sein du cockpit. James lit un journal. Je me penche vers lui afin d’en lire le titre : « l’Humanité ». J’avais à côté de moi mon premier communiste, moi, issu d’un milieu où LE communiste ne pouvait être représenté que le couteau entre les dents pour tuer les capitalistes bourgeois !

« Tu crois tout ce qui est écrit là-dedans ? » lui dis-je. « Bien sûr pas tout, mais je partage une grande partie des analyses. Tu veux qu’on en parle ? ».

« Volontiers » fut ma réponse.

Plus tard, en escale, je lui ai tout assené : les crimes de Lénine, de Staline, de Mao, de Pol Pot, le goulag, le grand écart du pacte germano-soviétique, les sabotages du parti communiste dans notre industrie de défense d’avant ce pacte, la fuite de Thorez en URSS et son retour triomphal dans la France d’après guerre, etc…

Puis je l’ai écouté m’exposer sa vision du monde.

Discours cartésien et empreint d’humanisme. Déstabilisant, si on veut bien le considérer objectivement. De plus, pas un soupçon de prosélytisme militant.

James, c’était un pur, croyant en un avenir radieux du socialisme. Un poil utopique, quand même au vu de la réalité. Depuis cette discussion, j’ai toujours eu pour lui un profond respect, voire de l’affection.

Taiseux, jamais énervé, jamais un mot plus haut que l’autre, il avait cependant une vision acérée du milieu professionnel humain que nous fréquentions, si et seulement si on le lançait sur le sujet.

Ceci étant dit, il avait un défaut éminemment désagréable. Il fumait comme un pompier !

J’ai le souvenir de descente en Transall vers Ajaccio, avec Bernard Champroux comme CDB. On aurait dit qu’ils faisaient un concours à qui aurait fumé le plus de cigarettes. Moi qui ne fume pas, j’arrivais en Corse, les yeux aussi rouges que ceux des lapins albinos qu’élevait ma grand-mère pour leur fourrure immaculée (encore une référence religieuse)…

.Voilà, c’était James tel que je le percevais et que je continuerai à le percevoir.

Adieu James, adieu camarade.

Je ne te donne pas rendez-vous au paradis des aviateurs, ce serait faire offense à tes convictions. Mais sache que tu resteras longtemps présent dans la mémoire de bon nombre d’entre nous.

Patrick Viau.

De Gilles Herrmann (dernier chef-pilote de la Postale de Nuit)

James, le collègue du bureau d’à côté, le pédagogue, l’ami et le mécano d’exception,

 Ton décès ferme la dernière page d’un gros chapitre de la Postale de Nuit, mais aussi de mon histoire personnelle d’aviateur.

En 1981 quand je suis arrivé comme copilote à la Postale tu étais au tableau noir des salles de cours à nous expliquer dans le détail les fonctionnements les plus exotiques que j’ai connus comme les butées de l’hélice ou les différentes performances des moteurs avec des torques du simple au double ! C’était du sérieux, et nous t’écoutions de toutes nos oreilles. Mais je me demandais où j’étais tombé, pourtant je venais du Cadre Noir de la Caravelle. Tu savais répondre à toutes les questions et tu prenais ton temps pour réexpliquer encore et encore. Beaucoup d’années plus tard, je me suis trouvé devant un aréopage de professeurs de médecine à la faculté pour un exposé pédagogique. On m’a demandé de définir en quelques mots un bon enseignant. Je me souviens, pris de court, d’avoir répondu : “un bon maître est un enseignant qui maîtrise parfaitement sa matière et qui souhaite par générosité que son élève parvienne à le dépasser”. À ce moment-là, c’est à toi James que je pensais. Malgré tous tes efforts je ne connais finalement personne qui t’ait dépassé sur F27.

En 1995, quand j’ai pris le commandement du service des navigants de la Postale, j’ai procédé à des remplacements et des nominations de cadres, non pas pour asseoir une quelconque autorité, mais pour essayer de préserver au mieux la Postale et ses personnels, et aussi surtout pour garantir la sécurité des vols. Ta personnalité et ta compétence reconnues de tous imposaient évidemment de te confier des responsabilités de cadre. Je savais que la couleur politique dont t’avaient affublée les chefs précédents était injustement un problème. Je t’ai nommé chargé de mission. J’ai bien entendu pris une salve de reproches, mais j’ai tenu bon et je m’en félicite parce que je suis convaincu que si nous n’avons pas eu d’accident à la fermeture de la Postale c’est en très grande partie grâce au travail d’entraînement des équipages par les instructeurs mécaniciens navigants lors des Révisions des Manœuvres de Secours. Et ce travail c’est toi qui l’encadrait et qui en a maintenu la très haute qualité.

Tu étais toujours prêt à m’épauler dans toutes mes excentricités en me faisant confiance si je te disais que c’était selon moi dans l’intérêt du stagiaire. Un jour nous sommes partis tous les deux à Pau avec un stagiaire pilote en totale déroute à la qualification F27. À cette époque je m’étais attribué le pouvoir d’organiser des séances d’instruction sans respecter toutes les contraintes administratives. Les dépenses corrélatives m’importaient peu s’il s’agissait des intérêts du stagiaire et de la compagnie, qui étaient toujours les mêmes alors que d’aucuns au sein de la direction n’y voyaient par bêtise qu’une violation du règlement. Nous voilà donc dans l’avion d’Air Inter vers Pau et tu me demandes ce qu’on va y faire et selon quel programme d’instruction. Alors tu me regardes complètement interloqué quand je te réponds que pour commencer on va juste s’assoir dans l’avion mis sous tension. La Postale ne disposait pas de simulateur F27. Ainsi nous avons passé quelques heures avec le stagiaire à faire semblant de piloter. Moi je surveillais les yeux, les mains et les pieds du stagiaire pendant que tu bricolais, je n’ai jamais compris comment, tes manettes et tes disjoncteurs pour simuler la phase de vol. Ensuite nous avons mis les moteurs en route mais toujours au sol. Plus tard nous sommes partis en vol avec un stagiaire qui a aisément atteint le niveau standard et qui a poursuivi une carrière sur F27 et d’autres avions sans aucun problème. Sans toi ce stagiaire échouait et était perdu pour la compagnie. Il fallait juste un peu de temps pour reposer le stagiaire et rétablir sa confiance en lui. Je tenais cette idée du livre d’Anna Reitsch qui révisait ses premières leçons de pilotage de cette façon assise dans son lit. En gardant les yeux fermés, elle bougeait les bras et les jambes comme si elle manipulait les commandes tout en imaginant où son regard devait se porter. Mon père, instructeur en aéroclub, m’avait aussi appris, quand je le suis devenu, de toujours regarder les yeux des élèves.

J’ai un autre souvenir, pas glorieux du tout pour moi. Un jour nous tournions tous les deux autour d’un F27 et à propos d’un équipement je t’ai dit une énorme “connerie”, et tant que j’y étais une vraiment très grosse. Je me souviens de ton “Oh,… Gilles !”. J’y pense encore très souvent et c’est mon plus mauvais souvenir d’aviateur, non pas d’avoir dit une bêtise ce jour-là, mais de t’avoir déçu, toi à qui je dois tant.

James tu étais un “Grand Monsieur” et un camarade très cher à mon cœur.

Gilles Herrmann (dernier chef-pilote de la Postale de Nuit)

Michel VALLENET et James MILLET – Mars 2006

Chers amis de la Postale de Nuit.

Merci pour ces beaux hommages à James , j’en suis très touché bien que nous ayons été en froid familial durant de trop longues années. Tous les deux fils d’un tout petit agriculteur de Sologne , nous avons choisi cette merveilleuse aventure de l’aviation : moi d’abord le plus âgé de 5 ans et lui qui m’a suivi . J’ai un immense regret ,celui de n’avoir pu voler avec lui: nous nous sommes loupés à Nice lors d’un de ses retours de Corse en DC4 Postale, ces DC4 qui lui avaient valu une belle sortie de piste à Orly , j’étais à l’époque à la GV 707 de la DM. Oui mille mercis pour ce retour indirect dans ma jeunesse travailleuse ou je vous ai , les uns et les autres, côtoyés sans vraiment vous connaître sur le parking des départs face au N1 et au N3 sur la fin. Mon rêve de devenir navigant ne s’est pas réalisé par fidélité à mon épouse  qui en avait peur ,j’ai donc compensé par cette belle aventure postale. 

En ce début d’année 2025 , recevez tous l’expression de mes Vœux les Meilleurs .

Michel MILLET , ancien contrôleur SATP  au N1 et N3 , issu de cette belle école de Vilgénis ( comme James ) : promo 54/57

Décès de Jacques CASTINEL

Décès  de  Jacques CASTINEL

12 Mars 2024

Evoquons-le au travers de sa carrière aéronautique, afin qu’il reste dans notre mémoire.
 
Il s’engage dans l’Armée de l’Air en 1950 et est envoyé aux USA suivre une formation de pilote. Il quitte la vie militaire en 1958 avec à son actif  2270 HDV. Vont suivre plusieurs petits boulots dans le travail aérien.
En 1961, il intègre AIRNAUTIC comme copilote, fonction qu’il occupera sur DC6 et Boeing 307 Stratoliner. Qui peut aujourd’hui se vanter d’avoir été qualifié sur ce dernier type d’avion ? Toujours à AIRNAUTIC, il  sera nommé commandant de bord sur DC2 et Vickers Viking. Encore quelques raretés !
 
En 1965 il rejoint AIR FRANCE où il sera qualifié sur DC4.
En 1968 il passe sur Caravelle, ce qui l’amènera à faire un séjour à la Lybian Airlines (LAA).
En 1972 il fait une qualification copilote sur Fokker 27 à la Postale. Quelques mois après, il y passe commandant de bord.
En 1975 il quitte la Postale pour le secteur Caravelle, puis en 1978, c’est le Boeing 727.
En 1985, qualification Boeing 747 qu’il quittera en 1989 pour partir à la retraite.
 
En plus de ses heures militaires, c’est 20300 HDV dans le civil et 1250 HDV sur planeur ! Belle activité aéronautique qu’il va faire perdurer au-delà des nuages, n’en doutons pas.
 

   Repose en paix, Jacques.

Paul Codos

Paul Codos appartient à cette génération d’aviateurs des années trente, tels Bossoutrot, Rossi, Coste, Bellonte, Le Brix, moins présents dans la mémoire collective aéronautique que ne le sont les figures les plus connues de l’Aéropostale, tous auréolés de l’histoire de cette compagnie, mais aussi au travers des talents d’écrivain de Saint Exupéry, de l’odyssée de Guillaumet dans les Andes et de l’arrivisme de Mermoz.

Pourquoi choisir Codos plus que tel autre ?

Je vais y venir mais commençons par des considérations plus personnelles.

Je suis d’un tempérament «  collectionneur ». La collection de monnaies fait partie de mes préoccupations. Pas celle qui consiste à accumuler les monnaies restées en poche après passage dans les différentes escales du réseau Air France ! Non, mais une collection beaucoup plus structurée. Elle a pour objet « le Franc », de son apparition en 1795 à son abandon fin vingtième siècle, le tout complété par les monnaies coloniales françaises de pareille époque.

Il y a une constante bien connue chez les collectionneurs. Il leur faut toujours chercher les objets de leur collection hors de la sphère où ils sont le plus courus. Il en est ainsi des cartes postales régionales comme des monnaies, pour ne citer que ces deux exemples. En fait, c’est de cette manière que l’on fait les meilleures affaires.

Dix années passées à la Postale avec ses escales provinciales et deux décennies sur long courrier furent propices à cette pratique. J’ai hanté tous les magasins faisant commerce de monnaies anciennes, de France comme du réseau long-courrier: Boston, New York, Los Angeles, San Francisco, Chicago, Fairbanks, Montréal, Buenos Aires, Rio, San Paulo, Mexico, Tokyo… Lors d’une escale à Los Angeles, en tirant un matin les rideaux de ma chambre, j’ai eu la vue sur un Centre de Congrès où se tenait un salon numismatique. Dollars en poche, j’y suis allé avec pour résultat d’avoir fait de très beaux achats. Cela m’amena à envisager une démarche rationnelle. Je me suis mis à faire des desideratas de vol aux USA selon le calendrier des salons numismatiques !

Quel rapport avec Codos ? J’y viens. Patience !

Des officines pour la plupart situées rue Vivienne ou rue Richelieu à Paris organisent régulièrement des VSO, plus explicitement des Ventes Sur Offres. Ce sont des ventes aux enchères sur internet, monnaies et médailles anciennes confondues. En 2020, une de ces officines dispersa un lot de médailles ayant été la propriété de Paul Codos. Pour le collectionneur que je suis, entrer en possession d’objets ayant appartenu à une figure de l’aviation tient du rêve pour ne pas dire de la quête du Graal!

Parmi les dix médailles proposées, j’en ai acquis trois. Achat complété par celui du diplôme décerné à Codos pour son vol sans escale New York / Rayak (Rayak est une ville du liban actuel, située dans la plaine de la Bekaa. Dans les années vingt, après le démantèlement de l’Empire Ottoman, la Syrie et le Liban furent placés sous mandat de la Société des Nations, mandat ensuite attribué à la France). Ce diplôme me semblant inaccessible sauf à y consacrer une somme déraisonnable. Je n’avais pas fait d’enchère. Je l’ai acquis parmi les invendus, à la clôture de la VSO ! Inespéré !

Le logo de la postale de nuit
Le logo de la postale de nuit

Seule celle de la “Ligue Aéronautique de France” mentionne le nom de Codos. On y voit un Breguet 19 sur fond de “hangars Bessoneau” et une figure aéronautique allégorique. Interrogée, l’officine m’a certifié que les deux autres provenaient bien de la collection de Codos, malgré leur non attribution nominale. Vu leur sérieux habituel, j’ai eu la faiblesse de les croire.

Le logo de la postale de nuit
Le logo de la postale de nuit

Pour la médaille commémorative de la dix millième traversée de l’Atlantique Nord en 1957, on peut supposer que Codos fut invité par Air France sur ce vol (il est parti en retraite en 1952 et est mort en 1960). Ce type de médaille édité par la compagnie était remis aux passagers lors d’un vol commémoratif. Elle existe notamment pour célébrer la première liaison Dakar / Rio directe en 1953 en Constellation.

Le logo de la postale de nuit
Le logo de la postale de nuit

La médaille de l’Aéromaritime nécessiterait bien sûr un commentaire plus étoffé sur l’existence de cette compagnie…mais c’est hors sujet dans cet article.

Le diplôme de l’Académie des sports à Paul Codos

Ce diplôme (24,5cm par 15,5cm) est un livret en cuir marron doré à la feuille d’or. Les deux autres photos illustrent l’intérieur du livret. La médaille uniface en argent représente un génie ailé sur fond de temples grecs Il est vraisemblable qu’un diplôme identique fut remis à Rossi, coéquipier de Codos. L’avion utilisé fut le Blériot 110 baptisé « Joseph le Brix », coéquipier de Costes dans la première traversée sans escale de l’Atlantique Sud. Le Brix trouva la mort lors d’une tentative de raid avortée dans l’Oural.

Cela m’a amené à chercher des informations sur ce Blériot 110 utilisé pour ce record de distance. Toujours sur le Net, j’ai fini par trouver une brochure de 24 pages qui lui est consacrée en commémoration d’un certain nombre de records battus cette fois et avant l’exploit de Codos, par l’équipage Bossoutrot et Rossi (encore lui). En voici quelques extraits.

Le Blériot 110

Également trois autres extraits illustrant le poste de pilotage.

L’agrandissement montre les instruments de la planche de bord, notamment ceux dévolus au pilotage. En bas à gauche, un indicateur rond, partie prenante d’un instrument de pilotage aux instruments comprenant une bille dans un tore et un indicateur de cap. Dénommé pompeusement « contrôleur de vol » il fut adopté en 1928 par Rougerie dans le cadre de la création de l’école Farman de Pilotage Sans Visibilité (cette école fera l’objet d’un prochain article).

Controleur de vol

En complément et extraits d’un catalogue de 1926 de la société Aéra voici le « contrôleur de vol » et le « brandy ». Cette société était spécialisée dans la fabrication et la commercialisation des instruments de bord ainsi que dans du matériel aéronautique.

A l’aide de ce seul instrument, imaginez tenir un vol en palier pendant des heures et, bien sûr, sans pilote automatique ! Insuffisant. Ce « contrôleur de vol » fut bientôt complété par un clinomètre longitudinal. C’est ni plus ni moins qu’un tube partiellement rempli d’un liquide brunâtre. Les Britanniques, avec leur sens de l’humour et leur goût avéré pour le Cognac ne tardèrent pas à l’appeler « the Brandy » ! Il figure sur la planche de bord sous la forme d’un rectangle blanc vertical.

En France, dans les années 20 à 30, rien de plus que ces deux instruments pour piloter en PSV (pilotage sans visibilité). Sommaire, très sommaire ! Surtout dans la turbulence !

Rappelons que l’invention de l’horizon artificiel revient à la firme américaine SPERRY. Les avions américains en furent dotés bien avant les avions français. Il faudra attendre 1935 et la création d’Air Bleu (enfin une référence à la Postale !) pour voir amorcée la généralisation de l’usage de l’horizon artificiel dans notre pays.

Revenons au cockpit du Blériot 110. En haut à gauche, un altimètre. Juste au dessus du contrôleur de vol, un dérouleur de carte. Avant le vol, le pilote y insérait un rouleau reprenant toutes les caractéristiques du vol. Au fil de ce vol, il le faisait défiler à l’aide de la molette située sur sa droite. Notez que ces instruments de pilotage sont visibles et utilisables de la place arrière. Sur la droite, les jauges des différents réservoirs, les instruments de contrôle moteur (compte-tours, pression et température d’huile). Le plus grand cadran doit correspondre à un altimètre de précision communément dévolu à la phase d’approche et d’atterrissage. Vu la disposition des chiffres sur le petit cadran le surmontant, on peut supposer qu’il s’agit d’une montre.

Enfin et pour conclure cette description du Blériot 110, deux photos illustrant l’implantation des réservoirs. Constatation : pas de pare-brise ! Donc ces vols de records furent effectués aux instruments et sans pilote automatique ! Comme sur le Spirit of St Louis de Lindbergh !

Alors que le point d’Interrogation du premier vol Paris / New York trône dans les salles du musée aéronautique du Bourget, on peut se poser la question de savoir ce qu’est devenu cet unique Blériot 110. A un moment où la maison Blériot connut des difficultés financières, il fut purement et simplement démantelé et détruit. Dommage !

C’est tout pour cet article. J’espère humblement qu’il vous aura intéressés.

Décès d’André GUIGNET

Bonjour à tous.

J’ai le regret de vous annoncer le décès d’André Guignet survenu le 5 février 2024.. La cérémonie d’inhumation se tiendra le neuf février  2024 au funérarium puis au cimetière de sainte Marie d’Oloron à 14h30.

* * * * 

Né en août 1951, André avait rejoint les rangs des salariés d’Air France en août 1969.
Mécanicien sol, il a œuvré au CEP de 1985 à 1993.

En votre nom, je vais adresser nos condoléances à ses trois enfants.

Je vous adresse les cordiales salutations du bureau de l’AAPN.

Patrick Viau

Daurat, le rapport de 1934

Je vais vous raconter une histoire. Lors de mon séjour sur B 747, j’ai fait longtemps équipage avec un copilote avec qui j’avais sympathisé. C’était un expert de l’histoire de l’aviation, spécialement celle d’Air France et des compagnies constituantes réunies en 1933.

Un jour, il m’offrit un livre intitulé « le pilote oublié », écrit par Gaston Vedel, pilote passé entre autres activités aériennes par l’Aéropostale. Intéressant, ce livre. Je l’ai lu et oublié sur une étagère de ma bibliothèque. Une fois à la retraite, après avoir épuisé le rangement|et les travaux intérieurs en attente depuis…un certain temps, il m’a fallu m’occuper. J’ai donc relu ce livre. Contaminé par le virus, je me suis mis à m’intéresser à la littérature aéronautique consacrée aux débuts de l’aviation commerciale française. Sur des sites de vente par internet, je me suis alors procuré plusieurs ouvrages anciens, généralement en édition d’époque, certains parfois dédicacés.

Entre autres, figurait parmi ces ouvrages, « dans le vent des hélices » écrit par Didier Daurat. Passionnant.

En substance et pour cerner le contexte, il est envoyé en 1934 par la Direction d’Air France en voyage en Allemagne et aux USA afin d’y étudier l’état d’avancement de l’activité aéronautique de ces pays. C’était aussi et peut-être un moyen d’éloigner un encombrant personnage de fort caractère et à qui Air France ne souhaitait pas laisser la maîtrise de l’activité du transport du courrier vers l’Amérique du Sud. L’Allemagne lui fit bon accueil, reconnaissant ainsi la valeur d’un concurrent redoutable dans la desserte de ce sous-continent. En Allemagne, il constatera l’entière mobilisation du pays derrière son aviation, ceci à mettre en opposition avec le climat de dénigrement délétère régnant dans la France aéronautique de l’époque. Hormis ce constat de disproportion d’intérêt pour l’activité commerciale aéronautique, le récit qu’il en fait dans son livre ne mentionne aucun rapport adressé à la Direction d’Air France pour ce périple allemand.

Il n’en est pas de même pour le séjour aux USA. Cette mission fut sans conteste plus riche d’enseignements que celle en Allemagne. Il découvrit comment l’aviation marchande américaine fonctionnait, sur quelles bases et avec quels moyens industriels en relation avec le domaine de l’exploitation aérienne. Aux USA de l’époque, la navigation était axée sur le support de radiophares, affranchissant ainsi le pilote d’un intermédiaire au sol, en supposant bien entendu, le bon fonctionnement de ces radiophares. L’existence des radiophares n’impliquait pas pour autant l’inexistence des phares aéronautiques. Disons qu’ils étaient complémentaires. A contrario, dans les pays européens, la radiogoniométrie, héritage d’une pratique maritime, était en usage et prévalait en complément des phares aéronautiques.

La lecture du livre de Daurat m’avait laissé sur ma faim. Qu’y avait-il donc dans ce rapport ? A pareille époque j’étais en relation avec Mr Parenteau du musée Air France. Je lui posai la question de savoir si ce rapport existait dans les collections du musée. Réponse négative.

Dans l’année qui suivit, je pris la Présidence de l’AAPN. D’emblée le bureau fut confronté au déménagement des archives de l’Amicale entreposées au sous-sol dans les sheds d’Orly en compagnie des archives du musée Air France. Elles étaient composées d’une vingtaine de colis remplis par Bernard Pourchet avec les archives d’exploitation résultant de la cessation de l’activité du CEP. Par ailleurs, l’AAPN avait quatre armoires pleines de documents liés à son activité, complétés par des archives historiques propres à la Postale de Nuit.

Je fais bref : nos colis sont à CDG dans la « cathédrale », au sous-sol de la DO, avec les archives du musée. Le contenu des quatre armoires tient dans une armoire et demie et l’AAPN est logée chez AFI/ORY dans un local partagé avec l’association des retraités IT et celle regroupant les anciens officiers mécaniciens navigants. C’est à ce moment que je me suis mis à trier nos archives historiques, dénommées « archives Thibou », du nom d’un ancien CDB de la Postale.

 

Quelle ne fut pas ma surprise d’y trouver ce fameux rapport ! Pas celui transmis à la Direction d’Air France, assorti de nombreuses publicités liées aux entreprises visitées, rapport introuvable de nos jours, mais la copie d’époque, conservée par Daurat dans ses propres archives.

 

Avant de vous en souhaiter une bonne lecture, parlons un peu de Daurat, l’homme ou  l’auteur, à votre libre choix.

En termes d’exploitation aérienne, le Daurat de 1935 et de la création d’Air Bleu n’a plus rien à voir avec le Daurat de 1920, même si celui de 1935 était toujours le même que celui de 1920. Question caractère et rapports humains, il était resté intransigeant, cassant, dur avec tous, que ce soient le personnel au sol ou les navigants. Seul comptait le fait que la Ligne devait passer. C’était le digne émule et factotum du Latécoère d’avant le rachat des Lignes du même nom.

Rappelons que le Daurat/Directeur du début des années vingt faisait enlever les boussoles des Breguet XIV pourtant livrés avec cet équipement. Il voulait que ses pilotes restent en vue du sol et des repères balisant la route. C’est au niveau de l’instrumentation des cockpits qu’il va profondément évoluer. Au sein d’Air Bleu dont il est un des instigateurs, il fera équiper les Caudron Simoun d’une planche instrumentale dont la disposition est directement inspirée par celles des avions américains. Nous aborderons ce sujet dans un prochain article consacré au Caudron Simoun.

Concernant le Daurat/auteur, nous pourrions lui consacrer un article qui pourrait être intitulé « Daurat et le droit d’inventaire », si on veut bien mettre en comparaison les propos tenus dans son livre avec la réalité du contexte aéronautique français de pareille époque.

 

N’anticipons pas à propos de ces potentiels articles restant à écrire.

Bonne lecture du rapport de 1934.

Patrick Viau.

le PDF du Rapport

 

 

Décès de Jean-Jacques PIANELLI

 

 Décès de Jean-Jacques PIANELLI.

Jean-Jacques PIANELLI

 J’ai le regret de vous annoncer le décès de Jean-Jacques PIANELLI, commandant de bord retraité, survenu en tout début de cette année 2024 à l’âge de 81 ans.

Formé au sein de l’Aéronavale en 1962, il intègre AIR FRANCE en 1968 en tant que copilote Caravelle.  Il passe ensuite sur Boeing 707 et Boeing 747.

Il est lâché commandant de bord en 1982 sur Fokker 27. Quelques années plus tard il sera qualifié sur Transall. Des ennuis de santé l’amèneront à interrompre sa carrière aéronautique dans les années 1990.

Dans ma période copilote à la Postale, j’ai été amené à voler de nombreuses fois  avec lui. Je garde le souvenir d’un commandant urbain, pondéré, toujours souriant, à l’écoute des membres de ses équipages et faisant preuve à leur égard du plus grand respect.

Il partageait son temps entre la région parisienne et la Corse.

Il venait très souvent  aux repas de la Postale, accompagné de son épouse.

En votre nom j’adresserai à sa famille l’expression de nos sincères condoléances.

Pour le bureau, Patrick Viau.